Pour une meilleure transparence en matière d’expérimentation animale par Pauline TÜRK

Pauline TÜRK
Professeur de droit
public à l’Université
Côte d’azur
septembre 2022

"Pour une meilleure transparence en matière d’expérimentation animale

Malgré des réglementations européennes de plus en plus exigeantes, l’opacité caractérise encore, en France, les conditions du recours à l’expérimentation animale.
Elle peut être la conséquence de textes encore trop peu exigeants, ou de leur mauvaise application, ce qui constitue un point d’attention prioritaire. Si l’accès aux abattoirs est très sécurisé, les portes des laboratoires d’expérimentation, elles, sont tout simplement infranchissables. En comparaison, les sites nucléaires et les installations classées sont bien plus transparents, quant à leur nombre, leur localisation ou encore leurs conditions d’inspection. Alors que la transparence se généralise, comment justifier le secret qui perdure autour des conditions d’utilisation des animaux à des fins scientifiques ?"

L’article complet de Pauline Türk est publié sur le site de l’Observatoire de l’éthique publique :
https://www.observatoireethiquepublique.com/note-28-pauline-turk-pour-une-meilleure-transparence-en-matiere-dexperimentation-animale/

Michèle Teboul sur l’expérimentation animale, le 19/10/2022

animal experiment
Image by Tibor Janosi Mozes from Pixabay

Un grand nombre de pathologies sont causées par le comportement de chacun et sont donc parfaitement évitables.
Par exemple près de la moitié des cancers sont évitables car causés par tabagisme, alcool, malbouffe, surpoids, sédentarité…
https://sciencepost.fr/pres-de-moitie-des-deces-par-cancer-sont-evitables/
… et donc qu’un certain nombre d’expérimentations animales pourraient tout simplement ne pas être nécessaire si chacun prenait soin de sa santé.
Pour rappel, actuellement près d’un français sur deux est en surpoids, et un français sur six est obèse soit huit millions de personnes. Or un grand nombre d’expérimentations animales sont faites pour trouver des remèdes contre le surpoids et l’obésité, et les maladies métaboliques qui en découlent (hypertension artérielle, diabète de type II, cancer, etc.) qui sont dans la grande majorité des cas, des pathologies parfaitement évitables !!!
Une façon de réduire considérablement le recours à l’expérimentation animale dépend donc du comportement de chacun, et il serait utile de sortir de ce comportement schizophrène qui consiste à générer soi-même des pathologies et ensuite réclamer de la recherche et des traitements.

Je reste à votre disposition pour discuter de ce sujet car effectivement le but à terme est de pouvoir se passer de l’exp. Animale par tous les moyens possibles : développement de modèles cellulaires et organoïdes, modèles mathématiques permettant des prédictions, etc. (c’est le travail des scientifiques) …et bien sûr le comportement de chacun (c’est la responsabilité de chaque citoyen).

Michèle Teboul
Professeure de physiologie